2022-08-13 au 2022-08-17 : La Dent Parrachée (3697 m) et Le Grand Paradis (4061 m)

Samedi 13, dimanche 14, lundi 15 et mardi 16 août 2022 : 4 jours dans les Alpes avec Grimpe et Glisse Section Alpine

Participants : Renaud, Ronan et Yann


LA DENT PARRACHEE

Samedi 13 août, nous nous retrouvons à Grenoble pour louer un petit véhicule utilitaire, direction Modane et Aussois.

1ère Sortie : Ascension de la Dent Parrachée, un sommet facile avec une altitude idéale pour une première acclimatation à l’altitude.

Le départ se fait à partir d’un parking situé entre les lacs de barrage du Plan d’Aval et du Plan d’Amont.

Nous passons au refuge de la Fournache puis au refuge de la Dent Parrachée.

Puis direction Vallon de la Fournache.

Nous bivouaquons assez haut en altitude à près de 3000 m juste au départ de la pente d’éboulis qui monte au col de la Dent Parrachée.

Il fait nuit quand nous nous levons, nous partons juste au lever du soleil. Nous nous encordons pour les 300 m de dénivelé dans les éboulis.

Plusieurs cordées sont présentes, certaines font demi-tour, la montée dans les éboulis est fatiguante… et les pierres volent ! Même en faisant très attention, nous faisons rouler des petits blocs qui filent et font des sauts en dégringolant, c’est dangereux. Malgé tout, nous arrivons au col de la Dent Parrachée (3 338 m) et le glacier de la Vanoise apparaît.

Nous restons encordés, et suivons l’arête Ouest. Le terrain n’est pas bon, mais c’est tellement plus agréable que les éboulis et la progression en corde tendue nous rassure bien. Il n’est même pas nécessaire de mettre des points, la cotation est Alpinisme Facile + (F+). Nous arrivons à la pointe de la Fournache. La partie « difficile » est terminée.

Et nous rejoignons le sommet par une sente sous le fil Sud de l’arête.

Il fait gris, mais jusqu’à présent nous avons évité la pluie.

Très beau panorama.

Nous redescendons prudemment, récupérons les sacs de couchage à 3000 m et retournons cette fois-ci sous une petite pluie par le même itinéraire qu’à l’aller.

De retour au véhicule, et pour rester un peu en altitude, nous passons le col de l’Iseran et allons dormir au col du Petit Saint Bernard (2188 m).


LE GRAND PARADIS

Cette année est une année un peu spéciale en haute altitude, les glaciers sont secs. Sur le grand Paradis, on ne chausse les crampons qu’à 3600m d’altitude !

Lundi 15 août : Nous arrivons à 9 heures dans la vallée de Valsavarenche, nous profitons du soleil, pour préparer nos sacs et réviser quelques techniques : encordement et moufflage.

Départ à midi, de Pont, nous prenons le chemin du refuge Vittorio Emanuele II. Il fait chaud ! Les zigzags sont nombreux. Le parcours est très fréquenté, c’est très roulant, nous arrivons à 14h au refuge pour pique-niquer.

Après la traversée des blocs de pierre près du refuge, nous partons Nord , puis après le premier éperon rocheux qui surplombe le refuge, l’itinéraire est plein Est.

La montée est longue, très cairnée. Pas de névés. C’est sec. Un spit, une corde à demeure et un pas de 3a permet de gravir un petit éperon rocheux.

C’est à ce niveau que nous remplissons nos bouteilles (5 litres de contenant pour Yann). C’est la voie de fin de saison, toujours très cairnée, qui continue longtemps pour atteindre un plateau de lauzes très large. Nous sommes déjà à 3450 m d’altitude et trouvons notre bonheur pour installer le bivouac.

Bien entendu, il n’y a pas de point d’eau mais le cadre est superbe. Le très beau sommet Tresenta est admirable, son glacier moribond.

De nouveau, avant de le repas, quelques manipulations de cordes et révision des techniques d’alpinisme.

Mardi 16 août : démarrage tôt, nous avons fait sonner le réveil à 4h30. La première cordée passe déjà vers 5h.

Nous démontons l’abri, rangeons nos affaires et partons sacs léger mais en « grosses chaussures ». Crampons, piolet et corde dans les sacs.

Nous montons sur les rochers sur 200 m de dénivelé environ, avant d’atteindre la langue glaciaire du glacier du Grand Paradis. Nous nous équipons, crampons, piolet et encordement. Quelques contournements de crevasse et nous sommes déjà en dessous du Bec de Montcorvé.

Nous rejoignons à gauche, une petite section est beaucoup plus pentue, bien en glace, mais cela passe très bien.

La rimaye est équipée de 2 échelles.

Nous escaladons les 20 mètres de rocher sans crampons et atteignons la pointe de la Madone.

Le contournement à sens unique pour redescendre est plus exposé mais des points sécurisent la descente du petit rocher.

Retour à Pont.

La météo des 3 jours suivants n’étant pas bonnes (beaucoup de pluie, d’orages et de vent), nous décidons d’interrompre notre séjour.

La suite sera pour l’année prochaine surement la semaine du 8 juillet au 16 juillet 2023.

2022-07-28 au 2022-07-31 : Le Beaufortain et la Pierra Menta

Jeudi 28, vendredi 29, samedi 30 et dimanche 31 juillet 2022 : 4 jours dans le Beaufortain avec Grimpe et Glisse Section Alpine

Participants : Guillaume, Hadrien, Marc, Ronan et Yann


J1 : Nous arrivons en train à la Gare de Moûtiers – Salins – Brides-les-Bains. Taxi direction Aime – La Plagne et le parking de départ de la Chapelle de Saint Guérin. Un peu plus d’une heure pour atteindre le refuge de la Balme, déposer quelques affaires et partir pour tenter l’ascension de la Pierra Menta par la voie historique.

La météo est très mauvaise pour le lendemain, pas trop le choix, nous devons tenter l’ascension dès notre arriver dans le Beaufortain, le timing est très serré.

Nous ne finissons pas la voie, il reste 2 longueurs un peu plus facile mais il fait presque nuit. Descente en rappel, 60m puis 20m.


J2 : Il fait mauvais, il pleut dès 8 heures du matin et jusqu’à 16h.

Nous allons au refuge du plan de Laie au-dessus du Lac de Roselend.

Nous arrivons à Midi au refuge après 4 heures de randonnée sous la pluie. Nous séchons nos affaires, nous nous régalons pour le repas du midi, du soir, des tartelettes aux noix et quelques bières.


J3 : Le beau temps revient ! Nous grimpons à la Via Ferrata du Rocher du Vent. C’est assez long, c’est facile et grandiose. La vue sur le Mont Blanc est super malgré les nuages qui jouent à cache-cache.


J4 : Retour vers Arêches. Il fait encore beau aujourd’hui.

Superbe vue (Le rocher de la Pierra Menta se démarque bien) avec Marc

2022-06-04 au 2022-06-06 : La « vertigineuse » Taillante du Pène Sarrière

Samedi 4, dimanche 5 et lundi 6 juin 2022 : beau séjour dans les Pyrénées Atlantiques avec Grimpe et Glisse Section Alpine.

Paricipants : Hadrien, Marc, Quincy, Ronan & Yann

Lieux : Pyrénées Atlantiques, Béarn, Falaises d’Arguibelle, Montory, Col du Soudet, La Pierre Saint-Martin, Gourette, Arudy


Samedi 4 juin 2022 : Après un train Paris – Bordeaux pour les parisiens et une courte nuit chez Yann, nous partons à 6h15 de Bordeaux pour arriver à Montory près des falaises d’Arguibelle à 9h30.

Il fait gris mais nous évitons la pluie.

Super repas à l’Auberge de l’Etable de Montory.


Dimanche 5 juin 2022 : toujours gris, mais nous tentons notre chance et partons pour le col du Soudet. Près de la station de la Pierre Saint-Martin, nous trouvons un très beau nouveau terrain de jeux. Nous retrouvons certains grimpeurs d’un autre groupe déjà rencontré à Arguibelle la veille.

Pour une journée grise, nous avons eu du flair d’aller sur ce site ! Nous étions bien au-dessus des nuages. Nous dormons à l’Auberge de la Vallée d’Ossau où nous avons réservé un duplex pouvant accueillir 6 personnes. Nous mangeons à Arudy, en pleine fête forraine du village.


Lundi 6 juin 2022 : départ très matinal ! Cette après-midi est orageux, si nous voulons faire la belle course de crête prévue, il faut l’attaquer très tôt et revenir en sécurité vers midi ou 13 heures Max. Nous partons avec de la marge !

1h30 de marche d’approche entre le parking de Gourette et le départ des difficultés.

Début des difficultés : c’est dès le départ très impressionnant… mais aucune difficulté.

Des relais sûres et des pitons réguliers.

Première « vraie » longueur

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2022-05-13 au 2022-05-16 : Haut-Valais – St Gervais

Le we dernier c’était : les dépeauteuses fatiguées de fin de saison.

Au départ donc, c’était un gros we ski de rando dans le Haut-Vallais ! Pis finalement ça a été un we multi-activités à Saint Gervais.

Et je ne crois pas me tromper en disant que ça faisait plaisir à tout le monde…

Cela ne nous a pas empêché ne nous lever aux aurores pour attaquer une belle pente, bon ok après 600m de portage, bon ok ça n’avait pas regelé du coup impossible d’aller dans la belle pente. Mais la chef est maline! Elle nous a trouvé une pente DEBONNAIRE tout à fait honorable et dans un décor qui vaut le détour.

A la monté les températures ont fait regretter à Renaud d’avoir oublié son string brésilien ! Alors que les autres ont pu admirer mon gros paquet carré (t’emballes pas, c’était mon DVA). En rentrant c’était BBQ avec les copains.

Le lendemain, on a été loin, il y avait un coq qui chantait pour nous accueillir en Suisse. Là bas il y avait des oasis turquoises en haut des montagnes et quand on descendait, la neige, elle collait. Alors on a décidé qu’après on irait randonner, mais à pied.
C’est comme ça qu’une saison de ski se termine et qu’on va faire de l’escalade, de la randonnée, du VTT et autres joyeusetés.

N’oubliez pas quand même de vous reposer, un peu, histoire de pouvoir aider notre chef bien aimée à organiser et animer la saison d’après.

Rédacteur Fab
Photos : Renaud, Fabien, Christian, Mathilde…

2022-04-16 au 2022-04-18 – Cylindre du Marboré (3335 m)

3 superbes journées de ski de randonnée dans le massif de Gavarnie avec Renaud et Yann

2 bivouacs grandioses dans la neige


Samedi 16 avril 2022 : Nous partons du Parking des Espécières à 1850 m d’altitude. Nous arrivons vite au col des Tentes (2208 m) : Le Pic du Taillon, Les Pics des Gabiétous et le glacier suspendu apparaissent magnifiques.

Passage au Port du Boucharo (2270 m).
Refuge des Sarradets (2565 m), Brêche de Roland (2804 m), Pas des Isards (2749 m).


Les nuages arrivent et masquent dèjà le Casque du Marboré, il est tôt mais nous décidons de nous arrêter là et de bivouaquer tout près du pas des Isards, sur une très belle plateforme.



Dimanche 17 avril 2022 : Nous décampons et grimpons à la Tour du Marboré par un beau couloir bien pentu, nous progressons piolet et crampons, les skis sur le dos.


Renaud arrive au sommet de la Tour du Marboré (3009 m), premier sommet de la journée.


Nous poursuivons sur notre itinéraire en direction du Pic du Marboré (3248m), nous sommes à 3000 m d’altitude, et suivons le cirque de Gavarnie… par le haut ! C’est superbe !
Après la petite descente après la Tour, nous atteignons le Col de la cascade, puis nous passons sous l’Epaule du Marboré.
Nous faisons un petit détour pour gravir le premier Pic de la Cascade (Pic Occidental de la Cascade, 3098 m) puis grimpons directement au sommet du Pic du Marboré 3248 m pour établir notre deuxième bivouac.

Coucher du soleil magnifique avec une mer de nuages à nos pieds qui remplit le cirque de Gavarnie.


Lundi 18 avril 2022 : Objectif du séjour en vue : Cylindre du Marboré !


Un petit peu de grimpe sur rocher (IIIa, IV), puis par le fil de la la crête facile, nous atteignons le sommet.
La vue sur le Mont Perdu est super.
A la descente, le passage difficile en rocher se fait en rappel.


Retour par le même chemin qu’à l’aller : la Tour du Marboré, le pas de L’Isard, la Brêche de Roland, le refgue des Sarradets, le port de Boucharo, le col des Tentes

Belle aventure de 3 jours !

2022-03-05 au 2022-03-14 : Grande Traversée des Alpes

Randonnant de Modane à Aoste, la dépauteuse est

dormeuse

Ce premier jour de la troisième partie de la Grande Traversée des Alpes (GTA), la dépeauteuse s’éveille bien tard et ne prend la route pour Aussois qu’avec 45mn de retard sur les horaires prévus. Ah, mais c’est qu’elle est aussi

papoteuse

notre dépeauteuse. Celà fait bien parti de son charme, mais ralentit sa progression. D’une peau assurée, elle franchit toutefois son premier 3000 au col de Labby et laisse la dent Parrachée à sa droite. A elle les glaciers de la Vanoise ! Cette année la neige est éparse et le passage à travers les barres est difficile à trouver. Heureusement qu’elle compte en son sein une

meneuse.

Il s’agit de Claire bien sûr qui conduit ses 7 dépeauteuses avec maitrise et assurance. Mais toutes ses qualités ne suffisent pas à atteindre le refuge avant le coucher du jour, et il lui faudra terminer à la lumière de la

veilleuse.

A la lueur de sa petzleuse et d’une nouvelle lune, la dépeauteuse se régale d’un doux tapis de neige froide dans le petit goulet qui conduit au refuge de l’Arpont.

Le lendemain, elle remonte le fameux goulet, et se laisse rattraper par quelques jolis garçons qui ont aussi passé la nuit à l’Arpont (elle est un peu

voyeuse,

la dépeauteuse), et se dirige sur une croupe qui bascule au-dessus d’une belle pente lisse et bien décaillée ; là, elle ne se régale pas, elle jouit. Oh oui, c’est une

jouisseuse.

Elle se lâche, elle se godille, elle se carve, elle se tord, elle se plie (sauf une, un peu raide !), elle se courbe, elle s’éclate, elle se marre, elle s’essouffle, elle s’esbroufe, elle s’esclame, elle s’écrie… et finalement elle s’arrête. Et se repose (à son âge c’est obligé) au lieu-dit Entre Deux Eaux…

Avant de repartir, elle finit les pâtes de coing qu’une autre dépeauteuse lui a préparé et s’engage dans le magnifique vallon de la Femma.

Vue à couper le souffle sur un sommet en dentelle, elle se croit à Montmirail. Bien sûr la dépeauteuse est parfois aussi

grimpeuse.

Sur cette pente douce et sauvage, sous ce soleil glacial elle se rêve, l’été, vêtue de jaune et noir en

dérailleuse

sur son VTT. Interminable Femma… mais elle arrive, oh surprise, avant les couleurs orangées de la fin du jour.

Le soir, elle se réchauffe comme elle peut, parce que le bois est vert et ne flambe pas dans le poêle.  

Au troisième jour, elle franchit le col du Pisset, et elle se gave de joie dans la descente. Elle a du temps, le soleil est encore haut, et comme elle est un peu

joueuse

elle remet ça, et remonte le vallon pour goûter au plaisir une deuxième fois. On vous l’a dit c’est une jouisseuse.

Le refuge du Fond des Fours est occupé par la gardienne et ses deux petits gardiens, que certaine dépeauteuse aurait bien dépeautés d’ailleurs. Le refuge doit être livré par hélico le lendemain aux aurores pour la saison à venir.

La dépeauteuse-cuisinière (celle qui se plie un peu moins) se jette sur ses fourneaux, la dépeauteuse-meneuse affine l’itinéraire du lendemain et la dépeauteuse-tout-court se prépare à la nuit la plus glaciale de la traversée. Il faut qu’elle se lève plusieurs fois la nuit dans le froid et le vent, car c’est une

pisseuse.

Elle ne se recouche que pour peu de temps afin d’être partie avant l’hélico prévu à 7h. Imaginez seulement le temps qu’il faut prévoir pour garantir que Claire et ses 7 dépeauteuses soient habillées, crémées, coiffées et skis aux pieds de si bon matin. Arriver à la veilleuse, passons, mais partir à la veilleuse, alors ça non !

Le goulet descend tout doucement jusqu’aux pistes de ski de fond de Val d’Isère. C’est bien sûr une excellente

patineuse

(c’est-y pas mieux que skateuse hein ?).

Une peu de lèche vitrines (ah je vous entends d’ici, c’est une léch…, et bien non, je ne cède pas à la facilité) et elle s’attable pour un petit déjeuner gargantuesque. Elle laisse quelque traces de son passage aux toilettes, qui figurez-vous, à Val d’Isère, ne sont pas sèches, et abandonne à l’occasion quelques principes écologiques qu’elle clame d’ordinaire crânement.

Elle se ravitaille, se sandwiche (enfin, vous comprenez) et se repeaute en direction du refuge du Prarriond par les plates du Vallonet. Arrivée de bonne heure en milieu d’après-midi, elle choisit de ne pas remonter et de se reposer. Une prémonition ?

Il y a des dépeauteuses que l’oisiveté fatigue, alors imaginez l’effet que fait une pioche ou une pelle sur une des 7+1 dépeauteuses en mal d’activité. Et dépeauteuses et logeuses déblaient autour du refuge jusqu’un peu avant la nuit.

La soirée est animée par un charmant skieur qu’on ne dépeautera finalement pas en dépit de son joli minois et de ses belles fesses (un jour on écrira un article sur l’hétéropeauteur qu’il faut aboandonner à son triste sort)

Départ pour le col de la Vache qui doit la conduire au Val d’Aoste. Un petit dénivelé de 650m. La dépeauteuse est excellente

porteuse

alors, 650m pensez seulement ! La Vache elle vous la plie en un rien de temps.

Le Parc National du Grand Paradis est dégarni. On l’avait prévenu, mais la dépeauteuse n’est pas crédule. Elle s’engage, passe avec brio un premier passage un peu délicat. N’a-t-on pas déjà dit l’évidence, c’est une bonne

skieuse

Puis, elle tâtonne un peu et le trouve enfin. Lui, c’est le couloir. Il l’impressionne, l’inquiète, la questionne. Mais elle est très

courageuse.

Une à une les dépeauteuses empruntent il pericoloso couloir. La plus élégante, la plus gracieuse d’entre elles se fend de quelques virages que les autres regretteront à juste titre de n’avoir pas tentés. (Si j’étais une femme je l’épouserais cette dépeauteuse-gracieuse ; de toute façon, il parait que c’est trop tard)

650m aviez-vous entendu ? Allons, il fait toujours si beau et si chaud, la dépeauteuse se découvre, elle aime ça, et s’engage  jusqu’au col de Nivollet.

Le soleil chauffe déjà un peu moins tandis que le col découvre un lac prolongé d’un immense plateau qui, de loin déjà, semble un peu trop long pour l’heure. Une indicible tension monte un peu. Car au bout du plateau on sait qu’il faudra remonter et trouver l’unique passage à travers les barres rocheuses.

La dépeauteuse-trekkeuse ne se qualifie pas que de suffixes en « euse ». Elle sait se montrer calme, flegmatique, prudente, concentrée, critique mais soudée. Ce soir-là elle n’apprécie que mollement le coucher du soleil, pourtant époustouflant, sur le Grand Paradis.

Et soudain, bravissima Clara !!, la barre est franchie. Il fait nuit et ne reste qu’une longue pente forte, couverte par une vieille avalanche, puis une descente en forêt qui se fera finalement crampons aux pieds, mais qu’importe !

On ne vous a pas tout dit. Elle peut être tour à tour râleuse, godilleuse, frileuse, dérapeuse, rieuse, parfois même un peu chieuse mais avant tout la dépeauteuse est heureuse.

Claire et les 7 dépeauteuses

Mathilde, Sandrine, Ricou, Lolo, Benoit, Matthias, Nico

Rédacteur : NICOLAS

2022-02-26 au 2022-02-27 les Aravis, Ô reine des avachies ! rédacteur : François S.

La Tournette (2351 m)

Le mont Charvin (2407 m)

De Paris, Grenoble, Annecy, Genève, Nice… Tout le monde s’est pressé fin février pour rendre hommage à la magnifique chaîne des Aravis, plus modeste que ses illustres voisines, mais non moins attirante !

En revanche, dans une période où la bonne neige manquait cruellement sur nos massifs, il a fallu le flair et l’expérience de notre reine des dépeauteuses (tout sauf avachie, celle-là !) pour sentir qu’il y aurait là de quoi nous défouler et assouvir nos envies de peuf ! De fait, la reine Claire nous a déniché deux magnifiques spots, avec même une bonne dose de fraîche le premier jour dans les pentes de la Tournette, le tout agrémenté d’une météo insolente.

Début en forêt, dans une atmosphère printanière, avant de nous élever dans les paysages enneigés d’un vallon qui s’ouvrait peu à peu jusqu’à des points de vue à couper le souffle, dominés par le mont Blanc.

Parvenus sous le sommet (le fameux « fauteuil » de la Tournette), un petit couloir nous a permis de justifier crampons et piolets et de nous donner des airs d’alpinistes, sous le contrôle de Claire et de Renaud, avant de parvenir à un sublime point de vue à 360°, en surplomb au-dessus du lac d’Annecy.

Surprise : Claire nous désigne au loin le sommet du lendemain, le mont Charvin, dont le large versant qui nous fait face paraît vertigineux depuis notre promontoire. La confiance règne, et même si cela peut l’étonner (ou même l’inquiéter !), nous sommes prêts à suivre docilement notre reine des dépeauteuses jusqu’au bout du monde !

Non sans avoir auparavant dévalé ces pentes (en trouvant même encore un peu de neige vierge pour y laisser nos traces), gagné notre sympathique « boutique hôtel » (déco des chambres garantie 100% dans son jus…), avalé quelques litres de bière locale (collectivement, bien sûr, quoique…), et récupéré des forces au cours d’une nuit avec même option grasse mat’, et nous voilà repartis.

Au fur et à mesure qu’il se rapproche de nous, le Charvin nous paraît moins raide que la veille, d’autant que de nombreux bipèdes sur planches nous précèdent : c’est toujours rassurant de savoir que des congénères montrent la voie… Mais bon, quand même, la pente est là, et peut intimider. Une pause à plat ? Ben non, pas possible, mais c’est pas grave… La pente, c’est dans la tête, d’autant qu’il n’y a aucun danger objectif. Et lorsqu’il nous faut enfin chausser les crampons pour l’ascension finale jusqu’à la crête sommitale, skis sur le dos, c’est plus le manque de souffle qui (me) préoccupe que la verticalité ! Attention bienveillante, conseils techniques et encouragements : Claire conduit sa troupe de main de maître(sse) jusqu’au sommet, somptueux et très différent de celui de la veille, que l’on voit au loin.

Deux sommets voisins, deux randonnées en miroir (magique), et une reine (des Avachies) qui laissera un souvenir impérissable dans nos mémoires de dépeauteuses !

Rédacteur François S.

2022-02-12 et 2022-02-13 : Stage NA1 et Arrêt Piolet, Pics Prada et Montfaucon (Hautes-Pyrénées Aulon)

Avec Renaud et Yann (Grimpe et Glisse), des amis du Sud-Ouest (Eloi, Max, Sébastien, Thierry V.) et d’autres membres du forum du site Randonner Léger.

Le but du weekend est de faire des exercices de manipulation des DVAs (Lien Anena) et également de pratiquer l’arrêt piolet d’urgence.

Nous avons dormi à la cabane d’Auloueilh (1853 m) non gardée.

Nous avons profité du weekend pour grimper 3 beaux sommets :

  • le Pic de Prada (2712 m) et son voisin le Portarras (2697 m) le samedi
  • le pic de Monfaucon (2712 m) le dimanche.

SAMEDI 12 FEVRIER 2022

Départ du Parking d’Aulon (et non du parking de Lurgues, la route n’est pas praticable sans équipement).

Montée à la cabane, jolie conversion de Renaud

La cabane !

Descente du Prada

Le sommet voisin : le Portarras (2697m)
https://www.youtube.com/watch?v=J5qdQPtkLjg

En fin d’après-midi, exercices Arrêt Piolet au dessus du refuge !

Pour l’arrêt piolet la neige accrochait beaucoup, on avait du mal à faire le moindre mètre de glissade ! Mais on a pu voir les bases et faire de la recherche DVA.

Soirée « au chaud » dans la cabane


DIMANCHE 13 FEVRIER 2022

Un courageux (Sylvain) a dormi sous son abri. Température sous l’abri au coucher : -2°

Un groupe quitte la cabane pour l’Arbizon mais finalement on ira au sommet du Monfaucon (2712 m)

Eloi

Au sommet du Montfaucon, il y a du vent !

Descente du Monfaucon

Nous skions jusqu’à la fin !

2022-01-29 au 2022-02-05 : Hauteluce… 17ème édition

Nous sommes partis à dix, certains en train, d’autres en voiture. Daniel nous a rejoints deux jours. Francis l’organisateur avait assuré le ravitaillement pour les dîners de toute la semaine.

Hauteluce c’est un charmant et authentique village savoyard, une petite navette nous permet en une dizaine de minutes de rejoindre des télécabines qui nous amènent sur le domaine des Contamines Montjoie.

Nous pouvons laisser les skis au loueur en bas des télécabines.

Nous logeons dans un chalet confortable avec des chambres de deux. Un grand salon avec coin repas, canapé et table basse pour l’apéro.

En tant que nouveau(elle) dans le groupe, nous avons vraiment apprécié l’ambiance et l’accueil des anciens, les parties de UNO (jeu de cartes) déchaînées le soir. Les apéros, les bons repas préparé spar un binôme une fois dans la semaine (Francis conseille les novices en cuisine)

Le midi nous déjeunons dans un restaurant sur les pistes.

Le domaine est suffisamment varié pour satisfaire tous les goûts. Nous avons skié dans une bonne entente, sans attente ni vitesse exagérée. Les meilleurs skieurs sont attentifs et bienveillants. Des sous-groupes se forment pour s’adapter aux horaires et envies de chacun. 

Nous avons pu skier tous les jours, sous un beau soleil. Une journée de brouillard et de neige mais dans l’ensemble bonne météo et bonne neige. Des paysages magnifiques !

Nous conseillons vraiment ce séjour à toutes et tous ! D’ailleurs certains y viennent chaque année depuis plus de dix ans.

Christelle et Nicolas