2023-01-07 au 2023-01-08 : Les Aiguilles d’Arves

Du 07/01 au 08/01/2023 : Course aux Aiguilles d’Arves avec nuit au refuge.
Participants : Claire, Eric, Fabien, Jérôme, Nicolas, Matthias, Laurent, Sandrine


Une semaine après un nouvel an exceptionnel, avec des températures printanières (19 degrés en janvier, c’était du jamais vu), cette première sortie de l’année, voire première de la saison pour bon nombre des gens du groupe, nous laissait douter. Les images des stations de ski circulaient dans les médias où l’on voyait les restes de neige artificielle grattés et tassés pour former quelque chose qui ressemblait à des pistes ; une station faisait même amener de la neige en hélicoptère. Alors où allions-nous trouver de la neige ? En plus hors-piste bien entendu, comme l’idée du ski de rando est justement d’être loin des stations, dans la « vraie » montagne. Ou bien faudrait-il porter nous skis pendant la moitié de la montée (et de la descente), une idée qui ne faisait pas rêver…

Certain.e.s étaient alors bien surpris quand Claire nous a annoncé qu’on allait bien sûr maintenir la sortie. On se connecte donc l’avant-veille de la sortie à une réunion virtuelle de préparation pendant laquelle Claire et Sandrine nous amenaient à la montagne pour rechercher de la neige et un tracé possible pour notre course – tout virtuellement évidemment. Elles nous ont dévoilé leur travail méticuleux : On prend la carte IGN, vérifie le BERA, puis la carte des pentes et on recoupe avec les photos d’enneigement via satellites et des récits et photos de sorties récentes d’autres passionnés qu’on a trouvé sur internet. Hors station de ski avec ses remontés mécaniques et ses canons à neige ne veut donc pas dire sans technologie !
Résultat de la projection : On devait trouver de la neige, à 100 à 150 m au-dessus du point de départ à Bonnenuit (sic), près de Valloire.

Pendant les 1h45 de route depuis Grenoble nous avions assez de temps pour contempler les vallées principalement vertes, les flancs de montagne tellement peu enneigés. Nous étions donc bien surpris de retrouver la neige – après pas plus de 150m de portage – exactement comme prévu !

Un peu de portage…

Finalement rassurés d’aller faire du ski, nous montâmes alors d’abord jusqu’au Refuge des Aiguilles d’Arves où nous allions passer la nuit. Une fois nos sacs débarrassés des affaires non nécessaires pour le reste da la journée, nous prîmes la suite jusqu’à l’Aiguille de l’Epaisseur, celle le plus à l’ouest des trois « oreilles de chat ». Tout ça sous un ciel presque sans nuage, nous permettant de profiter de cette vue à couper le souffle sur les Aiguilles. En parlant de souffle, certains ne manquaient pas de constater que le souffle à 3200m d’altitude n’était pas le même qu’au pays plat, mais personne n’a regretté d’avoir fait les 1600m de dénivelé. La descente se faisait sur une neige de printemps, parfois franchement pas terrible, parfois même bien skiable.

Notre beau Nico ouvre la déscente
Notre beau Nico ouvre la déscente

En termes de précision de nos prévisions, le deuxième jour ne fut point plus mal que le premier. En revanche, cela voulait dire : mauvais temps et chutes de neige. La stratégie était donc de descendre le plus facilement et rapidement possible depuis le refuge. Départ alors sous la neige, d’abord en montée (environ 350m de dénivelé), afin de pouvoir traverser la Combe du Puy et d’avoir une descente plus facile.

La sortie s’est finie avec quand même une petite surprise : La neige s’arrêta lors qu’on commençait la descente. Nous croyions même voir le soleil passer entre les nuages ! Et qui dit chutes de neige, dit neige fraiche, la descente était donc bien meilleure que sur une piste à neige héliportée. Fallait juste faire attention aux petits requins qui mordaient les semelles des skis.

Un grand merci à Claire et Sandrine pour la préparation vraiment impressionnante ! Et merci au reste du groupe pour le bon moment passé !