18-19 décembre 2021 : Taillefer et Chartreuse

Samedi 18 et dimanche 19 décembre 2021 : stage Neige et Avalanche NA1

Participants : Alberto, Alex, Alexandre, Aude, Benoît, Carole, Claire, Eric, Fabien, France, François, Hadrien, Jean-Marc, Laurent, Mathilde, Matthias, Nicolas, Sophie

Lieu : Alpes Taillefer et Chartreuse

Jour I : Le Taillefer

Mathilde avait choisi le Taillefer pour cette première journée de formation. Excellente idée car on néglige trop souvent ce joli massif aux portes de l’Oisans et si proche de Grenoble. Les cheffes, Claire et Mathilde, avaient donné rendez-vous à 9h00 au lieu-dit La Morte, connu aussi sous le nom plus sympathique de l’Alpe du Grand Serre.

La route remonte la vallée de la Romanche, puis s’en écarte à hauteur de la triste Séchilienne, et ô merveille franchit la barrière de nuages après quelques. Quel plaisir d’être matinal ce samedi !

Matinal, enfin, pas tout le monde… car la mode de Paris a vite déteint sur les logeurs de nos citadins qui, pimpants, débarquent peu avant 10h. Il parait qu’on a trainé sous les plaids… Ce petit retard permet à nos Niçoises, Benoit et François, attendus pour le piquenique, de monter leur décapotable jusqu’à l’Alpe juste avant le départ de la rando. La formation, interrompue par cette arrivée vrombissante, quelque part entre le chapitre sur le sac de la randonneuse idéale et celui de la pose des peaux, reprend son cours.

Un petit test des DVA et la troupe s’ébranle le long d’un chemin forestier damé pour le ski de fond mais ce jour-là sans fondeurs. Puisque l’on parle de la troupe, c’est le moment du générique : Claire et Mathilde, déesses du NA, Fabien, champion de l’hospitalité, Matthias, Aude, Hadrien et Alberto, héros du plaid, François et Benoît stars de la Riviera, et l’Olympe local composé ce jour-là de Lolo, Sophie, France, Alex, Alex (sic), et Nico.

Jolie montée sur piste à travers bois, et on se sépare en deux groupes un peu avant de couper dans la forêt. Les groupes se croisent ici ou là et attaquent une jolie combe idéale pour la leçon de chose : sur un versant la neige a commencé à transformer légèrement tandis que sur l’autre elle a peu changé, mais a par contre subi les effets du vent sans toutefois former de véritable plaque à vent. La combe atteint la crête du Brouffier, qui offre une vue superbe sur le flanc sud de Belledonne et les Grandes Rousses. Un peu plus loin, le Vercors et la Chartreuse. L’arête est bien ventée et les groupes se transforment : les uns montent jusqu’au point culminant de la crête, les frileux redescendent à l’abri.

Le piquenique est l’occasion pour Claire de faire quelques rappels théoriques sur la conduite à tenir en cas d’avalanche. Mais l’heure tourne et le « léger » retard du matin nous oblige à reporter les exercices de pelletage au lendemain.

La fin de la descente en forêt est charmante et joueuse. Que du plaisir.

Jour II : La Chartreuse

Pour ce deuxième jour Mathilde a jeté son dévolu sur la Chartreuse. C’est notre bois de Vincennes à nous. Tout près de chez nous. La comparaison s’arrête là. Les travailleurs du samedi, Caro et Ricou nous rejoignent. Caro, notons-le, est la vraie « pays ». La Chartreuse c’est son jardin d’enfant. Direction le Charmant Som. L’horaire de ce dimanche était fixé par l’autocar de Caro et semble-t-il des ébats plus brefs sous le plaid – peut être la faute au retour par la forêt et au pinard de la veille

On monte le long de l’ancienne piste de ski. En ces jours de ski de rando en Chartreuse devenus si rares, l’itinéraire est bien fréquenté et les bosses se sont reformées comme jadis avant l’invention débile de la dameuse. Les bossent donnent un peu de fil à retordre à quelques-uns dans le goulet le long du torrent.

Petit dénivelé au programme parce que ça va creuser. Vue panoramique tout de même pour le piquenique.

Les exercices commencent par la traditionnelle recherche DVA en petit groupe, avec finition en croix. Ca se corse quand on passe à la recherche multi-victime du premier groupe. On oublie des blessés ici, on appelle les secours à tout bout de champ et personne ne gère grand-chose. On s’en tire à peu près dans les temps.. mais il y a des progrès à faire.

Le deuxième groupe de victimes est totalement hystérique… comment vous dire : imaginez Almodovar tournant « Femmes au bord de la crise de nerfs » dans les châteaux Rhénans. Toutefois, les chercheurs gardent leur calme : Fabien est aux commandes et gère sa troupe avec efficacité jusqu’à ce qu’un vent de confusion vienne souffler sur les recherches, car les cheffes avaient tendu un piège et caché un DVA supplémentaire. Seul Lolo, tenace et téméraire comme Bayard, s’évertue à creuser, creuser, creuser. On crie de toute parts, on appelle à aller « rejoindre les allemands », lesquels parlent aussi espagnol et braillent toujours. L’empire de Charles Quint se reforme sur les pentes du Charmant Som, tandis que Lolo creuse toujours et encore. Mais trouve enfin le précieux Graal. Ah ce Lolo ! Le deuxième groupe finit sa recherche avec brio.

Descente ludique dans les bosses puis cérémonie des diplômes autour d’un vin chaud au col de Porte. Un très très grand merci à nos formatrices et organisatrices Claire et Mathilde.


Jours suivants : Le plaid

Le vilain omicron a pris part aux ébats sous le plaid. On pense à nos confinés dans leurs appartements parisiens…


QCM

Qu’est-ce qu’un Arva ? (Plusieurs réponses possibles)

  1. Un auto-test Covid19
  2. Un DVA
  3. Une marque de sonde
  4. Un plaid fabriqué en Rhénanie-Palatinat

Qu’appelle-t-on une pelle ? (Deux réponses minimum)

  1. Ce que certains roulent sous le plaid avec les beaux Rhénans
  2. Ce qui est en métal, jamais en plastique et toujours accessible dans le sac

Qu’entend-on par dépeauter ?

  1. Le fait d’enrouler ses peaux de montée autour de la sonde
  2. Le fait de coller les peaux des deux skis l’une contre l’autre
  3. Le fait de lâcher ses petits filets de protection au vent
  4. …. (réponse libre)

Compléter les phrases ci-dessous avec la liste de mots suivants :

cinquième, relève, leash, stop-skis, ballerine, l’horizontale, sens, lanière, cinquième, montre, perpendiculaires, calles, aiguilles, kiki, fixation
En montée

  1. Je …  le petit … de la fixation avant.
  2. Je tourne ma … dans le … des … d’une … (si elle est de type Dynafit).
  3.  Je rabats mes … si la montée est raide, mais rien ne m’y oblige.
  4. J’attache ma … à ma chaussure que certains appellent …, si j’en ai une.
  5. Je bloque mes … si j’en ai.
  6. Je place mes skis à … et … à la pente pour effectuer la conversion.
  7. Je pense à la … que j’ai toujours rêvé d’être pour mettre mes pieds en … position au cours de la conversion.

Vrai ou faux (si faux, proposer la correction)

En descente

  1. Je bloque au maximum le petit taquet de la fixation avant
  2. Je mets toujours mes dragonnes de bâtons (comme en montée d’ailleurs)

En rando, une personne vous fait signe et vous crie de venir car il y a eu une avalanche. Vous répondez :

  1. Ca va mec, on m’la d’jà faite. Tu m’as pas spoilé toute la peuf, avec ta coulée?
  2. Holy cow, what’s French for 9 1 1?
  3. Ah, ici aussi vous avez un festival Almodovar ?
  4. Vous rassurez la personne, vous vous inquiétez du nombre de victimes, tentez de repérer les indices de surface (bâtons, skis, bonnets, …) et avec vos potes – il y en a au moins un ou une car vous ne partez jamais seuls en montagne – vous prenez les choses en main : Recherche DVA en zigzag, appel du 112 si ça passe, déblocage des DVA des blessés, surveillance d’une possible sur-avalanche, et vous ne déchaussez que pour creuser.

Compte-rendu rédigé par Nicolas.